Quelques mois plus tard (Post-Erasmus inside)

Quasiment un an que je n’ai pas publié le moindre article sur ce blog… en j’en suis – une fois de plus – désolée. Je ne pensais pas que la vie à Konstanz allait être si bouillonnante une fois le soleil arrivé.

Alors, que s’est-il passé depuis ? Lire la suite

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Emploi du temps, version 2.0

Presque un mois sans nouvelles et j’en suis désolée. Depuis le dernier article, peu de choses se sont passées; je partage mes journées entre les quelques heures de cours et les séances de bronzage à la plage, je travaille au restaurant le jeudi et le dimanche et puis le reste du temps, c’est la routine. Aujourd’hui, le soleil se cache un peu, la seule sortie du jour sera chez O2 pour recharger mon crédit et Lidl, pour les courses de la semaine.

Je me suis rendue compte que j’étais rentrée à constance depuis plus d’un mois et je n’avais toujours pas présenté mes cours. Ça peut paraitre inintéressant, mais pour ceux qui se demandent à quoi ressemblent des cours « Erasmus », ça peut toujours aider. Let’s start !

Grammaire et écriture (8 crédits, 3 heures/semaine).

Ce cours est plutôt sympa: on fait de la grammaire mais avec des thèmes d’actualités ou qui sont plus susceptibles de nous intéresser. Ce n’est pas de la grammaire pure où l’on déguste des pages et des pages de règles incompréhensibles; on discute, on fait beaucoup de travail de groupe aussi, comme ça, ceux qui sont à la ramasse se rattrapent plus ou moins bien. Le truc un peu lourd à la longue : des étudiantes futures enseignantes en Allemand Langue Étrangère nous font cours chaque lundi, et la prof’ se trouve dans une salle à côté, avec des vitres sans teints (comme dans les séries policières…). Le problème, c’est que ce sont toujours des nouvelles, avec de nouveaux thèmes et on peine à trouver des repères tellement leurs manières d’enseigner sont différentes. C’est stressant pour elles et c’est lourd à supporter. Certaines ne s’abaissent pas à notre niveau d’allemand et pense qu’on comprend absolument tout (grave erreur) d’autres ne sourient pas et restent droite (un peu trop pour un cours comme le nôtre… on joue pas notre licence avec ça…) Bref, cours pas mal, mais avec la prof’, c’est toujours mieux.

Fachdeutschwirtschaft (4 crédits, 1h30/semaine).

Économie théorique allemande. Si je précise « théorique », c’est qu’ici, même le cours le plus basique de marketing ou d’éco’ contient des maths. C’est dingue. Du coup, ce cours ne contient que des exemples et des exercices « littéraires ». C’est plutôt intéressant, avec pleins de vocabulaire. On étudie la part des richesses et de la pauvreté dans le monde, les différentes manières de travailler et autres… J’ai un peu de mal avec la prof’, elle a tendance à partir dans tous les sens et à ne plus se rappeler de ce dont on parlait au début. On a des exos à faire chez soi mais la semaine d’après, plus besoin, on change de sujet. Ça donne un effet brouillon, j’aime pas trop. Ah, et on a aussi la « chieuse » de la classe; une nana qui croit tout savoir, qui se permet de finir les phrases des autres et qui a toujours un avis ou quelque chose à dire. Du coup peu de personne participe.. et moi je prévois de la jeter par la fenêtre très prochainement.

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Lesen Sprechen und Schreiben (4 crédits, 1h30/semaine)

Ce cours est avec la même prof’ qu’au dessus. Donc encore brouillon. On parle de tout et de rien, des actualités à Konstanz et de politique aussi (débat pour autoriser le vote à 16 ans…). je m’ennuie un peu, les gens sont pas hyper enthousiastes et je tombe toujours dans le groupe de l’ukrainienne/bulgare/irlandaise de 40 piges qui ne comprend rien, dit toujours des trucs inutiles et complètements loufoques et qui parle en anglais… raaaah ! Elle parle mal, croit pouvoir donner des leçons aux p’tits jeun’s que nous sommes mais dans 99% des cas, elle a complètement faux. Donc je redoute ce cours chaque semaine.

 

Traduction Allemand/Français (3 crédits, 1h30/semaine)

Un cours vraiment top ! On se retrouve à 7/8 avec la moitié des étudiants allemands et l’autre française. Le niveau est plutôt bon, et les allemands sont très doués – presque bilingue même – donc ça créer une bonne ambiance. On travaille en petit groupe, et on met en commun nos textes à la fin de chaque paragraphe. Le prof’ est super sympa et il nous arrive de discuter et de comparer le système français et le système allemand, notamment au niveau scolaire. Très enrichissant, ne serait-ce pour le vocabulaire et la syntaxe.

Business Skills (3 crédits, 1h30/semaine)

Dans ce cours, on travaille principalement sur l’anglais appliquée à l’entreprise. Nous avons choisi des thèmes, comme l’innovation, la communication interne ou les décisions. C’est un cours très utile puisqu’on utilise beaucoup de vocabulaire professionnel et cela nous permet de nous former pour notre futur travail. Là aussi on travaille en groupe; c’est une manière très répandue dans chacun de mes cours. nous avons peu d’exercices personnels, on progresse donc ensemble et je trouve ça plutôt sympathique.

Germany’s population (6 crédits, 1h30/semaine)

J’avais un cours similaire le semestre dernier, avec la même prof’. Seul les sujets ont changé, et le nombre d’étudiants aussi… La salle est blindée, difficile de donner la parole à tout le monde et certaines personnes m’exaspèrent déjà. Un groupe de 3/4 françaises, un accent anglais insupportable et une mentalité peu élevée (Elles sont restées bloquées au collège/lycée je pense…) et puis une turque… On a regardé un film il y a deux semaines (Geschwister, pour ceux que ça intéresse). Ce film montre la vie d’une famille germano-turque en Allemagne, dans les années 90. Pour moi, c’est un navet; il ne se passe rien, tout se répète (…) Mais la fille de ma classe était tellement fière qu’on parle de son pays qu’elle s’est appropriée la parole pendant une demie heure, en gesticulant et en criant littéralement (parler calmement n’est pas son truc, visiblement) juste insupportable. Ceci dit, j’aime ce cours puisque j’en apprend toujours plus sur la culture allemande.

En résumé, je dois tourner autour des 28 crédits… j’en ai obtenu 34 au premier semestre, je peux donc rester tranquille. Il est important de noter que les cours du semestre d’été sont souvent complets, dans le sens où pour certains, il s’agit de la dernière chance pour rattraper son retard, et ces étudiants passent donc prioritairement. Je n’ai pas été retenue dans certains cours; pensez donc à cela avant de sélectionner vos futurs cours.

 

Un Mini-Job en Allemagne ? Pas si compliqué à trouver !

Il ne faut pas se leurrer, étudier à l’étranger, ça coûte un peu beaucoup d’argent. Pas facile d’établir un budget précis, puisque cela dépend du pays et de sa région, du prix des loyers, du prix de la vie quotidienne (courses, divertissements, activités…). A Konstanz, il faut compter entre 250 et 350 euros de loyer – collocation ou pas -, 50 euros pour une carte de bus semestrielle, entre 20 et 30 euros par personne pour une semaine de nourriture (là encore, tout dépend de ce que vous consommez) et 10-15 euros pour un repas au restau’. Je ne parle pas des sorties, des soirées étudiantes où, pour ne pas paraître radin, on ramène à manger ou à boire…. Bref, vous l’aurez compris, tout ça, ça coûte une blinde pour un étudiant lambda. Lire la suite

Que les festivités commencent !

Dimanche dernier était un jour particulier à Konstanz: le 27 avril 2014 marque le début du 600 Jahre Konstanzer Konzil Jubiläum.

Késako ? Il y a fort fort longtemps – donc 600 ans – s’est tenu un concile (assemblée de divers dirigeants, évêques, cardinaux et autre personnalité de l’Église…) au sein de Konstanz. Ce concile visait à régler certains problèmes d’ordre religieux ainsi qu’à l’élection d’un nouveau pape. Cet événement s’est étendu sur cinq années (d’avril 1114 à 1118 – puis avec l’élection du pape Martin V en 1120) et a profondément bouleversé la petite ville de 6 000 habitants. Les cardinaux ont donc apporté dans leurs bagages des milliers de servants, artisans et prostituées (que l’on appelait à l’époque « courtisane »). Konstanz passe donc de quelques milliers d’habitants à plus de 70 000 personnes. une véritable fourmilière ! Lire la suite

Un retour, un nouveau semestre, de nouvelles découvertes.

Après deux mois d’absence sur ce blog, je reprends enfin les commandes. Un petit rafraîchissement du design, quelques petits changements ici ou là et me voici prête pour entamer ce deuxième et dernier semestre à Konstanz !

Je suis donc rentrée mardi, sous un beau soleil et une température estivale… bien loin de mes souvenirs de février dernier. Une fois la valise vidée et le frigo rempli, j’ai pu reprendre doucement les cours à l’université et retrouver mes ami(e)s. On m’avait dit que Konstanz était magnifique l’été; je dois dire que cette ville se transforme littéralement une fois le soleil revenu. Les vélos sont deux fois plus présents, les gens se baladent gaiement dans le rues et les terrasses sont quasi toutes remplies. Lire la suite

A la recherche d’un avenir, partie I.

Une petite série de GIF, qui résument en quelques points la galère des étudiants. Lire la suite

Home, sweet home.

home

lovelysweetwilliam.blogspot

Voilà, j’ai quitté Constance et je suis rentrée chez moi, dans ma campagne française. Pas définitivement, non, je repars au mois d’avril. Mais entre temps, je profite de deux longs mois de vacances pour préparer l’avenir. En effet, je suis à la recherche d’un master en communication pour la rentrée, avec, si possible, un contrat en alternance. L’idéal serait d’abord de trouver l’école, puis l’entreprise, mais les concours d’entrée ou les sélections n’étant pas adaptées aux étudiants à l’étranger, je dois me débrouiller pour passer mes concours et mes entretiens entre deux trains.

Je regrette un peu que l’université ne nous prévienne pas à l’avance de toutes ces modalités d’inscription, de concours et autre. Ils nous poussent à partir en Erasmus mais ne nous mettent pas en garde par rapport aux périodes d’entretien ou autre. J’ai conscience qu’à 20 ans, et à l’entrée d’un master, on doit se débrouiller mais beaucoup de mes compatriotes Erasmus ne savent pas ce qu’ils vont faire à la rentrée, parce qu’ils ne sont pas accompagnés et donc ne voient pas l’urgence.

J’attends de faire le tour de mes « possibles » masters et je rédigerais sûrement un article quand à mes choix et mes concours d’entrée. Encore une fois, il me parait utile d’en parler, afin que les futurs étudiants erasmus soient conscients de tous ces « paramètres » dont on ne parle pas.